Quatre grands objectifs ont été identifiés :
- la protection des gîtes :
- conservation d’au moins un accès pour els chauves-souris dans tous les sites souterrains,
- mise en place de protections pour tous les sites français les plus importants connus,
- réalisation, dans chaque région, d’une liste de sites prioritaires à protéger,
- établissement de circulaires nationales pour soutenir les actions régionales,
- inventaire et préservation des colonies de chauves-souris dans tous les bâtiments classés et inscrits. Intégration des chiroptères lors de travaux et de rénovation des monuments,
- mise en place d’un partenariat entre les architectes des bâtiments de France et la SFEPM (un expert est prévenu lors de la restauration d’un site classé habité par les chauves-souris),
- mise en place d’un « médiateur » dans chaque région répondant aux gênes occasionnées par les chiroptères en bâti,
- mise en place d’un partenariat entre la DDE et le coordonnateur régional de la SFEPM pour la transmission chaque année et dans chaque région de la liste des ponts soumis à travaux,
- protection des gîtes forestiers connus (indication et localisation dans les plans de gestion sylvicole),
- développement d’une collaboration entre l’ONF, le CRPF et le coordonnateur régional de la SFEPM.
- la protection et la restauration de l’habitat de chasse des espèces jugées prioritaires
- cartographie des habitats autour des colonies de mise bas des espèces dont les terrains de chasse sont connus à ce jour,
- mesures de gestion sur les milieux des espèces dont les terrains de chasse sont connus à ce jour,
- connaissance des habitats de chasse et du régime alimentaire,
- mesures de gestion sur les milieux des espèces dont l’habitat est inconnu à ce jour.
- le suivi des populations sur les espèces jugées prioritaires
- suivi des populations des espèces prioritaires (sélection des gîtes les plus importants, comptages saisonniers, coordination d’un réseau d’observateurs, mise en œuvre d’une méthode de comptage normalisée avec fiche-type, sur une durée de 5 ans).
- favoriser l’acceptation des chauves-souris par les acteurs socio-économiques concernés et assurer la sensibilisation du citoyen et des utilisateurs des milieux à la connaissance et à la protection des chauves-souris
- création et diffusion de supports de communication adaptés,
- nomination d’un médiateur du groupe chiroptères par institution,
- sensibilisation et formation dans les écoles professionnelles,
- formation des administrations concernées,
- formation auprès des professionnels,
- réalisation de cahiers techniques pour les gestionnaires de milieux souterrains, pour les professionnels concernés, pour les gestionnaires des sites épigés,
- développement de la nuit de la chauve-souris,
- interventions pédagogiques en milieu scolaire,
- prise en compte du caractère anthropophile des chauves-souris dans toute construction ou aménagement afin de laisser un accès à des parties inoccupées d’un bâtiment (notamment pour les bâtiments publics),
- création d’un label communal comme « les villages fleuris » et valorisation des actions locales dans les supports de communication envoyés aux institutions d’Etat.
L’évaluation conduite par les Muséums de Genève et de Bourges proposait plusieurs axes à intégrer dans un second plan.
Les axes étaient :
- une coordination nationale – le second plan a permis de proposer un poste d’animateur national,
- un partage des responsabilités entre les niveaux nationaux et régionaux – il a été mis en place par la déclinaison dans chaque région du 2ème plan national en plans régionaux,
- un souhait de rechercher l’adhésion des collectivités territoriales – ce, en les associant à l’élaboration des plans régionaux pour le 2ème plan,
- une communication accrue au sein des services déconcentrés de l’Etat et avec les chiroptérologues en régions,
- une sensibilisation amplifiée du grand public.